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Interview de Michèle Guyot
Les femmes sont peu présentent dans le monde du VTT. Et pourtant, à y regarder de plus prêt, elles sont bien actives. La preuve, puisque Michèle Guyot vététistes confirmée et également depuis quelques années présidente de la commission VTT Ufolep de l’Yonne.
Elle s’occupe aussi avec soin de son club de Saint Père sous Vézelay.
Michèle, je t'ai déjà entendue parler de tes expériences à VTT et d’ailleurs ça m’a fait rêver.
Merci de répondre à mes questions.
Comment as-tu débuté en VTT ?
Avant de connaître le VTT, j’ai pratiqué tout d’abord le cyclotourisme à l’âge de 35 ans (et j’en ai maintenant 57) puis le cyclisme sur route en compétition. Ma première licence date d’au moins 20 ans. Je l’ai prise au club cyclotouriste de Saint Père. Je me suis mise au VTT en 1988, pour préparer Paris-Gao-Dakar, j’avais alors 40 ans. C’est à partir de cette extraordinaire aventure que je me suis mise au VTT et que j’ai mis de côté les courses sur route.
J’ ai préférée le tout terrain car grâce à lui j’ai connu de grandes aventures en parcourant des pays inconnus. Pédaler ce n’était plus avaler des kilomètres, mais s’amuser dans la nature, connaître des sensations nouvelles comme la peur dans les descentes, la satisfaction de franchir des obstacles insurmontables.
Mon premier VTT a été un REFLEX un vélo tout terrain en carbone !
Le VTT fait parti des sports récents. Comment as-tu vécu la reconnaissance de la discipline par notre fédération ?
Il y a environ 17 ans, nous étions 3 ou 4 vététistes à se regrouper pour parler du VTT dans l’Yonne, savoir comment organiser des compétitions.
A l’époque, les gens de la commission cyclosport ne nous regardaient pas d’un très bon œil, car nous ne respections aucun règlement. Nous faisions un peu tout ce que nous voulions.
Ensuite nous avons constitué un groupe reconnu de tous à l’UFOLEP : la commission VTT. Là nous avons dû travailler des réglements et nos manifestations allant en grandissant nous avons construit un calendrier.
La Ronde de Vézelay, c’est un peu ton bébé et aussi une petite sœur de la Forestière ? Comment c’est passée la première édition ?
La première Ronde de Vézelay c’était en avril 1990. J’ai du mal à m’en souvenir, mes archives ne remontent pas aussi loin. Le circuit était beaucoup plus roulant et nous devions être une petite centaine de participants.
Peux-tu nous citer quelques-uns de tes voyages ?
Une fois mes enfants élevés, je ne vivais que pour le vélo. Toute seule, il m’arrivait de partir en autonomie une semaine à travers la France.
Ensuite ce fut la grande aventure avec le rallye VTT Paris-Gao-Dakar, 7000kms en relais par 4, pendant 3 semaines.
Puis le Cap Nord, avec deux amis, nous sommes partis de Sens direction le Cap Nord en VTT avec un véhicule d’assistance.
Et la Traversée des Etats Unis par la route 66, Chicago-Los Angeles en relais par 4. Nous avons roulé sur les grandes routes toutes droites à l’infini, que de souvenirs : l’émerveillement dans le grand Canyon, la transpiration dans la Vallée de la Mort (50°C).
Il y a eu aussi la découverte du Maroc, 3 semaines d’un long périple à travers l’Atlas.
Avec Vico, nous allons régulièrement en Corse, elle n’a pratiquement plus de secret pour nous.
Mon meilleur souvenir : Une nuit à la belle étoile dans les dunes du Sahara et assister au lever du soleil.
Mon pire souvenir : Lorsque j’ai perdu le véhicule d’assistance dans ce même Sahara ! J’ai pédalé 12 heures avant de retrouver le chauffeur qui s’était endormi. Etre seule au milieu de rien, c’est l’horreur.

Que penses-tu de l’évolution du matériel ?
Il a beaucoup évolué, heureusement ! Mon 1er VTT était en carbone, mais tout de même bien lourd ! Je n’avais pas de fourche suspendue. Le confort et la légèreté sont maintenant bien appréciables.
L’équipement pour les femmes est en nette progression. Je trouve plus facilement des chaussures à ma pointure (35 !). Et par exemple, mon vélo de route est équipé d’un guidon étroit, adapté à ma petite carrure et les poignées de frein sont réduites.
Et l’évolution des mentalités ?
L’avenir du VTT m’inquiète un peu. Des efforts sont à faire, les effectifs baissent, les circuits courts rebutent les compétiteurs. Ce qui prospère à mon avis, ce sont les grosse organisations comme la Forestière, la Cristalp…de belles randonnées en une seule boucle qui permettent de faire découvrir des régions.
Enfin, peux-tu dire quelques mots pour motiver les vététistes ufolépiens à participer à Avallon 2007 ?
Nous faisons tout notre possible pour trouver un joli circuit tout en tenant compte des règlements nationaux. Il fera découvrir notre belle région : Le Morvan, ainsi que la jolie ville d’Avallon. Nous le voulons aussi assez technique pour qu’il nécessite beaucoup d’agilité et de qualités physiques. Un côté « fun » serait un plus, pour mettre en valeur notre sport auprès du public et laisser un bon souvenir à ses participants. « Avallon 2007 », c’est l’occasion pour tous nos clubs de s’unir autour d’un beau projet.
Suivez les activités du FEP Saint Père sur www.saint-pere.fr
Merci Michèle...
 

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